Assurances vie 2025 : quelles augmentations prévues ?

Couple d'adultes examine des documents d'assurance à la maison

En 2024, la collecte nette sur les contrats d’assurance vie a franchi un seuil inédit, portée par une remontée des taux servis sur les fonds en euros. Les assureurs, soumis à de nouvelles contraintes prudentielles, ajustent leurs offres tandis que les autorités fiscales modifient certains abattements.

Face à la concurrence accrue des livrets réglementés, les projections pour 2025 laissent entrevoir des ajustements de rendement et une redistribution des flux d’épargne. Les arbitrages opérés par les gestionnaires d’actifs et les évolutions réglementaires pèsent désormais plus fortement sur la rentabilité attendue.

Assurance vie en 2025 : ce que révèlent les premières tendances du marché

Le marché de l’assurance vie aborde 2025 avec une vigueur qui ne faiblit pas. Sur le premier semestre, la collecte tutoie déjà les sommets, autour de 20 milliards d’euros selon les estimations. Ce volume traduit la fidélité des épargnants à ce produit, même face aux soubresauts des marchés financiers.

Les contrats multi-supports tirent leur épingle du jeu, notamment grâce à la gestion pilotée qui progresse sensiblement au détriment de la gestion libre. La demande pour une gestion sur-mesure, pensée autour d’objectifs de vie, séduit une génération plus jeune et de nouveaux entrants. Des acteurs comme la France Mutualiste adaptent leur catalogue, misant sur l’innovation pour répondre à cette attente de personnalisation.

Voici ce qui se dégage des dernières observations :

  • La collecte nette sur les fonds en euros reste soutenue, profitant de la remontée des taux d’intérêt.
  • Les unités de compte gagnent du terrain, signe que l’appétit pour le risque s’affirme.

La dynamique des flux change de visage : les arbitrages entre fonds traditionnels et supports en unités de compte se multiplient. Le mouvement s’accélère avec l’intégration d’ETF ou de supports immobiliers dans les allocations. Les solutions à gestion pilotée affichent des résultats notables, illustrant la transformation du secteur.

La gestion, désormais, devient un terrain de différenciation décisif. Les offres pilotées et personnalisées, portées par le digital, réinventent la relation client. Chaque acteur rivalise pour séduire l’épargnant, misant sur des parcours numériques fluides et un conseil plus pointu.

Rendements attendus : à quoi peuvent s’attendre les épargnants cette année ?

Le rendement des contrats d’assurance vie en 2025 anime toutes les conversations. Après deux années où les taux d’intérêt ont repris de la hauteur, la plupart des compagnies avancent avec optimisme : le taux moyen servi sur les fonds en euros devrait continuer à grimper, grâce au renouvellement progressif des portefeuilles obligataires. Les analystes évoquent une fourchette entre 2,5 % et 3,2 % nets de frais de gestion, selon le profil du contrat et la stratégie de placement de l’assureur.

Les bonus conditionnés à l’investissement en unités de compte prennent de l’ampleur. Plusieurs compagnies proposent des taux bonifiés, à condition qu’une partie de l’épargne soit affectée à des supports plus dynamiques. Cette logique pousse à diversifier, mais elle expose aussi à la possibilité de pertes en capital sur la fraction non investie en fonds euros. Dans ces cas, la garantie sur le capital devient partielle.

La différence entre gestion pilotée et gestion libre se fait plus nette. Les solutions pilotées, portées par la vigueur des marchés en début d’année, permettent parfois d’atteindre plus de 4 % sur les unités de compte. Ceux qui préfèrent la sécurité, via des profils prudents ou une gestion personnalisée, acceptent généralement un rendement plus limité. Le choix du mode de gestion a retrouvé un poids déterminant dans la performance globale.

Les frais ne sont pas à négliger : ils pèsent sur la performance nette. Les écarts entre acteurs sur ce point se renforcent et peuvent faire la différence lors de la distribution des rendements. Il est donc judicieux d’examiner de près la structure des frais, la couverture offerte par les fonds euros et les éventuels bonus lors de toute nouvelle souscription. En 2025, c’est souvent à ce niveau que se décideront les meilleurs arbitrages.

Nouveaux changements fiscaux : quels impacts sur votre contrat d’assurance vie ?

La fiscalité de l’assurance vie poursuit sa mue en 2025. Deux sujets cristallisent les échanges : la hausse potentielle des prélèvements sociaux et la révision des abattements en cas de rachat. Les détenteurs de contrats ouverts il y a plusieurs années, qui bénéficient d’une fiscalité plus favorable, surveillent l’actualité de près. Pour l’instant, les seuils d’abattement annuel (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple) sont toujours d’actualité, même si leur maintien fait l’objet de discussions. Pour les nouveaux versements, la tendance va vers une harmonisation avec la flat tax.

L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) n’impacte qu’une fraction limitée des contrats, principalement la part investie dans des unités de compte adossées à de l’immobilier (SCI, OPCI). Cette portion reste intégrée à l’assiette taxable, ce qui requiert une attention particulière lors des arbitrages patrimoniaux. Sur le volet transmission, la clause bénéficiaire est également sous le feu des projecteurs. Les autorités étudient de possibles restrictions sur certains montages, dans une logique de lutte contre les stratégies d’optimisation fiscale trop agressives.

Pour mieux comprendre les changements annoncés, il faut retenir :

  • Abattement sur les rachats : surveillez bien les évolutions législatives, car le seuil pourrait évoluer.
  • Prélèvements sociaux : une augmentation comprise entre 0,5 et 1 point est évoquée pour 2025.
  • Transmission : la clause bénéficiaire demeure un levier central, sous réserve d’éventuelles modifications réglementaires.

Malgré ces ajustements, la fiscalité de l’assurance vie conserve des arguments face à d’autres produits d’épargne. Mais tout dépendra désormais de l’orientation politique prise dans les prochains mois. Les détenteurs de contrats multi-supports ou ceux qui misent sur une gestion personnalisée doivent rester attentifs pour adapter leur stratégie si nécessaire.

Conseillère financière explique un graphique d

Assurance vie ou autres placements : comment se positionner face à la collecte record ?

La collecte sur l’assurance vie s’envole sur ce début d’année 2025, avec près de 14 milliards d’euros versés depuis janvier d’après les indicateurs du secteur. Les arbitrages se multiplient, portés par la recherche de rendement et le regain d’intérêt pour la gestion pilotée. Face à la nervosité des marchés, nombreux sont ceux qui se tournent vers la sécurité des fonds euros, tout en cherchant à profiter des opportunités offertes par les unités de compte.

Malgré la revalorisation des taux du Livret A et du LDDS, l’assurance vie conserve l’avantage, notamment grâce à sa fiscalité sur le long terme et l’absence de plafond de versement. Le plan d’épargne retraite (PER) attire ceux qui veulent réduire leur fiscalité, mais il reste moins souple, la sortie étant généralement conditionnée à la retraite. Côté diversification, l’immobilier indirect via OPCI, SCI ou SCPI trouve sa place dans les allocations des épargnants attentifs à la performance.

Pour tirer le meilleur parti de ces placements, voici les points à considérer :

  • Assurance vie multi-supports : privilégier une gestion personnalisée par objectifs pour ajuster l’exposition selon la durée de placement souhaitée.
  • ETF, actions, obligations : la diversification s’impose pour viser la performance tout en limitant le risque de perte en capital.
  • Versement initial modulable : il est conseillé de l’adapter à la volatilité des marchés, sans oublier un suivi régulier de la répartition.

La bataille sur les frais de gestion et l’arrivée de nouvelles offres pilotées rendent l’assurance vie plus attractive face à la concurrence. Aujourd’hui, chaque contrat se distingue par la structure de ses supports et la qualité de son accompagnement. À l’heure des choix, la différence se joue souvent dans le détail.